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il y avait le jour, il y avait la nuit, il y avait l'inceste

  • Récit autobiographique
  • Mathilde Brasilier
  • Mathilde Brasilier
  • Genre : littérature
  • Langue d'écoute : française
  • ISBN : 978-2-87445-248-2



  • PRESENTATION DE L'OEUVRE
  • Recommandé par Sophie Davant sur France 2, Toute une histoire
    Marianne Gomez dans La Croix.

    Mathilde BRASILIER, architecte, journaliste parisienne, lit son propre récit autobiographique qui aborde avec grande retenue, style, profondeur, l'inceste et le suicide de Fabien, Fabio, son frère qui n'a pas eu lui la protection de l'amnésie... « Je suis chaque matin l'enfant qui arrive à l'école sans ses chaussures, en pleurant, mais quelle chance... son père est venu jusqu'à l'école, en courant le long du boulevard Saint-Germain pour que sa petite fille ait ses chaussures aux pieds et s'arrête de pleurer. Et que la honte d'avoir les pieds nus, elle est dérisoire face à une blessure en sept lettres, qui commencerait par la lettre « I », et ne se terminerait jamais. J'avais cinq ans. Je me sentais désavouée dans l'indifférence du monde. » Maud Steiner, fille d'un père architecte Prix de Rome et d'une mère sculpteur, a grandi à Saint-Germain-des-Prés dans les années 60. Après le suicide de son frère Fabien, elle cherche durant quinze ans une explication. Au cours d'un travail thérapeutique, des flashs de sa petite enfance réémergent... L'amnésie s'efface. Tout prochainement en télechargement sur le site d'Autrement dit. Ensuite dans toutes les bonnes librairies.

    Vous pouvez découvrir des photos de l'enregistrement dans les studios Autrement dit sur Facebook, de même que des vidéos tant de la lecture que de l'entrevue exclusive sur la chaîne Autrement dit sur Youtube en suivant ce lien (n'hésitez pas à vous abonner gratuitement à notre chaîne vidéos)


    Voici l'excellente critique parue dans La Croix le premier juillet 2015

    "Ça aurait pu se passer n'importe quand, n'importe où. Ça s'est passé dans les années 1960, dans une maison bourgeoise du 6e arrondissement de Paris. Là, pour une petite fille sage issue d'un milieu chic, les saisons succédaient aux saisons et les jours aux nuits dans un univers « blanc », rythmé par la seule scansion de l'inceste. Comme un flot trop longtemps contenu, les mots de la victime sortent aujourd'hui en phrases tumultueuses au fil d'une écriture singulière, une « écriture du désastre ». De ce qui est arrivé exactement à Mathilde Brasilier – Maud Steiner dans le livre –, on ne saura presque rien, hormis l'essentiel : qu'elle fut et demeure un être dévasté. Au fil des pages, les mêmes phrases reviennent. Définitives : « Je n'ai jamais eu cinq ans, c'était trop cher », nimbées d'une noirceur poétique : « J'ai plus de honte que tous les crépuscules » ou jetées comme un cri : « Fabio, attends-moi ! » Fabio, c'est Fabien, le frère adoré, l'alter ego de Maud-Mathilde, pris comme elle dans la tourmente de l'inceste et suicidé à l'âge de 24 ans. Lui et sa sœur forment le cœur battant d'un livre d'où n'émergent que deux autres personnages: la mère, « M », opaque, ayant décidé une fois pour toutes de ne pas voir, de ne pas savoir; et le père, « P », grand prix de Rome et figure d'épouvante – « il exigeait la propriété totale des êtres » – qui endort les enfants avec du chloroforme ou de l'éther pour mieux accomplir son forfait. Avec ses mots bien à elle – « je regarde se produire une chose plus grande que moi » –, l'auteur essaie de traduire l'intraduisible, de dire de quel prix se paie l'inceste : une fracture irrémédiable, un « écart » d'avec les autres et d'avec soi-même, « une non-signification du monde ». Une lecture dont on ne ressort pas indemne."

     

    GOMEZ Marianne
     

    Si le thème de l'inceste vous intéresse sachez que nous l'avons déjà traité par l'enregistrement de cette superbe nouvelle de Stendhal, Béatrix Cenci. 


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